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Le Groupement de Coopération Phocéen s'est créé à l'initiative de 3 associations marseillaises confrontées à la paupérisation du public et aux difficultés de ces publics à accéder à un logement social décent.
Sous la forme d'un GCSMS voulu par la loi de janvier 2002, le GCP a été autorisé par le Préfet des Bouches du Rhône le 10 septembre 2007. Il a pour objet : La captation d'une nouvelle offre de logements, notamment pour la production de logements adaptés ; La mutualisation de logistique.
Aujourd'hui, ainsi regroupées au sein du GCP, les trois associations sont locataires (ou propriétaires) de 400 logements sur Marseille à disposition de public en situation de pauvreté.
Par une convention en date du 18 décembre 2007, la Fondation Abbé Pierre nous a permis de financer en partie un poste de prospecteur et monteur d'opérations.
Le GCP a répondu à un appel à projets de la DGAS, permettant de financer de l'ingénierie autour de projets mutualisés relatifs à la lutte contre l'exclusion. Le groupe Phosphore est l'un des trois projets soumis par le Groupement et retenus dans ce cadre. En effet, ayant fait le constat que l'intelligence collective était un atout dans le développement et l'adaptation du service rendu par les associations, les associations membres du groupement ont souhaité monter un "groupe phosphore" dont l'objectif est de dégager des propositions d'actions ou de montages permettant d'innover en matière de production de logements pour des personnes défavorisées. Proposer des projets "citoyens", imaginatifs mais réalistes, pouvant être repris par tout organisme souhaitant les mettre en œuvre.
Longtemps privilégié sur le prix du marché de la location, Marseille depuis plusieurs années a connu un bond important du prix de la location. En même temps, la ville cumule de nombreuses difficultés sur le plan de l'emploi, de la paupérisation, du développement économique.
Les associations se trouvent alors face à un public de plus en plus touché par la pauvreté et un coût des loyers qui atteint aujourd'hui les 18 € le m² dans le logement privé.
Du côté du logement public, la ville a fait le choix de favoriser le PLS (Prêt Locatif Social), inaccessible pour les ménages modestes. Les logements en PLAI (Prêt Locatif Aidé d'Intégration) sont toujours aussi rares et seulement 160 logements PST (Programme Social Thématique) / ANAH (Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat) sont mis sur le marché en 2008.